Focus sur...Malika Favre, illustratrice glamour et sophistiquée

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Malika Favre est le phénomène français du graphisme. Vous n'avez pas pu échapper à ses artworks qui ont jalonné aussi bien les couvertures des magazines, que les affiches publicitaires à travers le monde. Ses illustrations pour le New-Yorker, et notamment sa une avec Bob Dylan du mois d'octobre dernier (qui récompensait le travail de l'artiste mythique par un Prix Nobel de Littérature), lui ont assis une réputation déjà bien installée dans le monde de l'illustration. Pour autant, Malika à découvert sa vocation assez tard, et rien ne la prédestinait à en faire son métier. Retour sur son parcours.

Tout d'abord éprise de mathématiques et de sciences, c'est tout naturellement qu'elle suit un cursus scientifique pour le baccalauréat. Malgré un réel intérêt pour le dessin depuis sa plus tendre enfance, ce n'est que plus tard qu'elle se décide à tenter sa chance, et qu'elle remporte le concours de l'ENSAAMA (Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d'Art). Elle s'envole ensuite, il y a de cela une dizaine d'années, à Londres, et sa carrière commence dans le studio Unit9.  C'est ici qu'elle commence réellement à faire de l'illustration en s'initiant au monde du web et du digital à travers l'élaboration de projets très variés (design, création de posters pour la décoration du studio, cartes de Noël...). Malika est alors démarchée par le studio de ses rêves, Airside (maintenant fermé).

Sephora

Domain Hollywood

Au bout de 5 ans passés chez Airside, elle s'est enfin sentie le courage de quitter ce qu'elle appelle elle-même "le nid"* pour s'établir en tant qu'illustratrice indépendante. Sans regrets certes, mais toutefois, avec les mêmes problématiques que rencontre chaque personne se lançant dans le monde du freelance : aurais-je des clients réguliers ? Devrais-je accepter toutes sortes de projets pour que mon entreprise reste à flots ?

Odyssée pour Kuoni

Stylist

C'est aussi une période de sa vie où elle remet en question son style afin de le faire évoluer vers quelque chose de plus mature, et plus éloigné de ces images de femmes sexy et glamour qui l'enfermaient dans un seul univers artistique, celui de la mode et de la beauté. En 2012, Malika est exposée à la galerie Kemistry à Londres et présente son travail sous le nom "Hide & Seek". C'est le moment où son style actuel commence à se dessiner avec plus d'aplomb : des traits plus abstraits et géométriques, et une ligne narrative affirmée où le négatif permet d'offrir des choses à voir au spectateur sans trop en dire.

Hide & Seek

Alphabet érotique pour le Kama Sutra Project


Et depuis, comme on dit dans la langue de Shakespeare, "the rest is history". Elle a collaboré pour de grandes marques comme Sephora, Kuoni (compagnie de voyages de luxe), Vogue, Stylist, Vanity Fair, et plus récemment Télérama, mais a également fait une apparition remarquée lors des Fubiz Talks de septembre dernier. 

2016 marque en quelque sorte pour l'illustratrice l'année de la consécration, avec pas moins de trois une du New-Yorker, un magazine de renommée internationale, vendu à plus d'1 million d'exemplaires ! Qu'on se le dise, Malika Favre est une artiste qui compte, et qui n'a certainement pas fini de nous étonner.






The Laureate, couverture du New Yorker



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*http://www.creativeboom.com/interviews/malika-favre-on-bright-colours-drawing-naughty-things-and-how-to-grow-as-an-illustrator/











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