Le Graphiste de la semaine #1

Leave a Comment

 #1, Laureen Bouljroufi, Ellen Coopers




Pour notre première rubrique du « Graphiste de la semaine », nous avons décidé d’interviewer  Laureen Bouljroufi, directrice artistique junior au sein de l’agence Ellen Coopers Paris. Après avoir suivi pendant 5 ans le cursus « Communication visuelle » au sein de l’IIM (Institut International du Multimédia) à la Défense, c’est chez Publicis Consultants qu’elle effectue  son premier stage.  Retour sur son parcours.

Pourquoi avoir choisi l’IIM ?

Ayant toujours aimé les arts en général, et passé un Bac Littéraire avec option Arts Plastiques, j’ai naturellement souhaité me tourner vers des métiers créatifs après la fin de mon lycée. Je souhaitais faire une MANA, mais je n’étais pas forcément très douée en dessin. C’est alors que j’ai entendu parler de l’IIM, qui proposait des formations en communication visuelle. Ce que j’ai aimé chez eux, c’est la découverte du côté digital et numérique qu’ils proposaient avec de nouveaux outils. Je trouvais ça génial de pouvoir créer des choses à partir de mon ordinateur.  Comme j’ai toujours eu un petit côté geek, à l’affût des nouvelles technologies, j’ai tout de suite été séduite par le programme pluridisciplinaire proposé en 1ère année : motion design, 3D, les bases de la suite Adobe… pour ensuite choisir une spécialité.

En quoi ton expérience à Publicis Consultants a été enrichissante?

Quand j’ai appris que Publicis Consultants m’avait choisie, j’étais ravie car c’est une grande agence de publicité et je me suis sentie flattée de rentrer dans le monde du travail avec eux. J’ai découvert une nouvelle façon de travailler, très « créa » avec beaucoup d’humour, de fun, de jeux. On rigole beaucoup dans les bureaux mais il faut savoir que c’est également un travail très stressant. On est soumis aux deadlines serrées des clients, on doit rendre le travail à temps est on est souvent amenés à faire ce qu’on appelle dans le milieu des « charrettes » ; c’est-à-dire finir après les horaires de bureau habituels, comme 23h ou plus.

Pourquoi être passée d’une grande machine comme Publicis Consultants à une agence comme Ellen Coopers Paris ?

Après avoir testé le mode de travail dans une grande agence, j’ai eu la possibilité de faire mon stage de fin d’études au sein de l’agence Ellen Coopers où j’ai en fait rejoint mon ancien tuteur. C’est une petite start-up, avec peu de personnes qui y travaillent. C’est une autre manière de se former car vu que les effectifs sont réduits, mon tuteur avait plus de temps pour s’occuper de moi et me former à des techniques encore plus poussées de création visuelle. Les avantages d’une petite agence résident dans le caractère plus humain qui y existe ; on connaît tout le monde et on est amenés à travailler de façon vraiment rapprochée avec nos collègues, on prend plus notre temps. C’est une ambiance très familiale et c’est ça qui me plaît. En revanche, la charge de travail reste la même, on doit donner plus de sa personne que dans des grandes agences, plutôt impersonnelles à certains égards.


Raconte une journée type à ton travail

Je commence généralement ma journée par une veille graphique, pour connaître les tendances du moment tout en buvant mon café. Ensuite, on me briefe sur un projet. Ça peut être des retours sur une créa déjà faite ou carrément un nouveau sujet. Il peut arriver que je suive plusieurs projets à la fois, dans ce cas, je dois prioriser mon travail en fonction des deadlines qu’on me donne. Je finis généralement vers 19h30, s’il y a trop de travail je peux finir plus tard.

Choisis un de tes travaux et explique pourquoi c’est ton préféré

SiZ est sans doute mon projet préféré. J’ai beaucoup aimé le réaliser tout simplement parce que c’était la première application mobile que je réalisais, et c’était donc pour moi l’occasion d’en apprendre d’avantage en travaillant main dans la main avec mon directeur de création. Le projet allant plus loin que la réalisation du design, j’ai pu aussi me pencher sur l’expérience utilisateur, appelée UX. Ainsi, j’ai pu voir plusieurs facettes de la réalisation d’un projet.



Quels sont tes plans pour l’avenir ?

J’aimerais m’améliorer encore et encore en matière de design, c’est ce qui me plaît le plus dans ce métier. Dans ce domaine, il n’y pas vraiment de limites à l’apprentissage puisque tout évolue rapidement. Enfin, dans un futur un peu plus lointain, pourquoi pas peut-être un jour monter un projet qui me sera cher avec une équipe ?

Un conseil à donner / un message à faire passer ?

De manière générale, il faut être passionné et aller plus loin que la demande du brief. Un bon DA doit être force de proposition et anticiper la demande de son Chef de Projet. Il est d’ailleurs très important de bien s’entendre avec son Chef de Projet et / ou Concepteur-Rédacteur. Nous travaillons en paire, en couple, et un bon équilibre doit pouvoir s’installer entre les deux personnalités (qui sont d’ailleurs souvent opposées mais complémentaires). C’est la base d’un bon travail d’équipe, le Chef de Projet ayant pour tâche de briefer le graphiste pour l’aiguiller dans son travail.

Coup de cœur du moment (graphiste, innovation, design, agence….)

Ce qui est assez cool en ce moment ce sont les nouvelles manières de naviguer dans un site, ce qui impact directement le design, toujours dans un souci que les choses soient les plus intuitives possible. C’est ce qu’on appelle le responsive design.
Les derniers sites crées de cette façon laissent place à une expérience plus originale en matière de navigation plutôt qu’un simple rendu avec un menu horizontal en header. Le designer a bien sûr un rôle prépondérant dans l’élaboration de ces nouvelles ergonomies, il est en charge de guider visuellement l’utilisateur afin que celui-ci ne se sente pas étouffé par un surplus d’informations et que le contenu soit le plus digeste possible.

0 commentaires :

Enregistrer un commentaire